Cotonou : deux suspects de vol de motocyclette sauvés de la vindicte populaire
Deux hommes, âgés de 42 et 30 ans, soupçonnés d’avoir tenté de dérober une motocyclette à Agla-Hlazounto, ont été interpellés par la Police républicaine, jeudi 24 septembre 2026. Ils ont été extraits d’une foule qui menaçait de leur faire subir un lynchage.
La scène s’est déroulée jeudi dernier, aux environs de 13 heures, au carrefour de la pharmacie Archanges, dans le quartier Agla-Hlazounto, à Cotonou. Deux individus, présentés comme des suspects dans une affaire de vol de motocyclette, se sont retrouvés encerclés par une foule après la disparition d’un engin de marque Haojue.
Selon les informations recueillies, les deux hommes, venus de Porto-Novo, auraient été surpris alors qu’ils tentaient de s’emparer de la motocyclette stationnée par une cliente. Leur présence et les circonstances de l’incident ont rapidement attiré l’attention des riverains.
La situation s’est ensuite tendue, la foule menaçant de se faire justice elle-même. Alertés, les éléments du commissariat du 13e arrondissement de Cotonou se sont rendus rapidement sur les lieux afin de sécuriser les suspects et de rétablir le calme.
Deux engins placés en fourrière
L’intervention des policiers a permis d’extraire les deux hommes de la foule et de les conduire au commissariat. Les agents ont procédé aux premières constatations et récupéré la motocyclette Haojue concernée par l’incident.
Une seconde motocyclette, de marque Bajaj et immatriculée au Nigeria, qui aurait été utilisée par les deux suspects pour leurs déplacements, a également été saisie. Les deux engins ont été conduits en fourrière dans le cadre de la procédure.
Les deux hommes, qui ont d’abord reçu une prise en charge médicale, ont ensuite été placés en garde à vue pour les nécessités de l’enquête. Les investigations doivent permettre d’établir avec précision les circonstances du vol présumé et le rôle exact de chacun des mis en cause.
Ils devront, à l’issue de la procédure, être présentés au procureur compétent.
Cette intervention rappelle également la nécessité de laisser les forces de sécurité et la justice traiter les faits présumés de délinquance. La vindicte populaire, outre les risques de blessures graves ou de décès, peut compromettre le déroulement de la procédure judiciaire.

