Forces navales béninoises : Le contre-amiral Fernand Maxime Ahoyo fait ses adieux aux armes
Après plus de quatre décennies de service sous le drapeau, le contre-amiral Fernand Maxime Ahoyo a fait ses adieux aux armes. La cérémonie marquant son départ du service actif s’est déroulée mercredi 30 septembre à la Base navale de Cotonou, en présence du ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale et du chef d’état-major général des Forces armées béninoises, le général de division Fructueux Gbaguidi.
Une page se tourne pour cet officier supérieur de la Marine nationale, dont la carrière aura été consacrée à la défense et à la sécurité maritimes. Dans un message publié à l’issue de la cérémonie, le chef d’état-major général des Forces armées béninoises a salué « un officier au parcours élogieux », soulignant son engagement, sa loyauté et son sens élevé des responsabilités.
Plus de quatre décennies sous l’uniforme
Fernand Maxime Ahoyo a intégré les Forces armées populaires du Bénin le 1er août 1985. Major au Certificat interarmes, il est également sorti major du concours d’entrée à l’École navale. Sa formation le conduit notamment à Brest, en France, entre 1986 et 1988. En 1991, il participe aux opérations Daguet et Artimon durant la première guerre du Golfe, à bord d’un bâtiment de la Marine française.
Son parcours professionnel s’est ensuite poursuivi entre responsabilités opérationnelles et formations spécialisées. De 1994 à 2001, il effectue notamment un cycle de formation en Allemagne, au terme duquel il obtient un diplôme d’ingénieur en électrotechnique à l’Université des Forces fédérales allemandes de Munich.
Au fil des années, il occupe plusieurs fonctions au sein des Forces navales, notamment directeur des Ateliers des Forces navales, chef de la Division des opérations et commandant de la Base navale de Cotonou. Il a également servi comme observateur militaire des Nations unies en République démocratique du Congo. En 2005, il est nommé commandant des Forces navales béninoises, fonction qu’il exerce pendant plusieurs années.
Un acteur de la sécurité maritime
La carrière de Fernand Maxime Ahoyo s’est également inscrite dans le développement de l’Action de l’État en mer au Bénin. Il a exercé les fonctions de préfet maritime, au sein du dispositif chargé de coordonner les différentes administrations intervenant dans la surveillance et la sécurité des espaces maritimes. La Préfecture maritime assure notamment la coordination des actions liées à la sûreté maritime, à la lutte contre les activités illicites et à la protection des intérêts de l’État en mer.
Dans cette fonction, le contre-amiral Ahoyo a été associé à plusieurs initiatives visant à renforcer la surveillance de la façade maritime béninoise. En mars 2025, il avait notamment présenté aux professionnels des médias le dispositif de surveillance des espaces maritimes mis en place par le Bénin pour renforcer la sécurité maritime et lutter contre les activités illicites.
Il avait également été au premier plan lors de l’affaire du remorqueur SPSL Udeme, échoué sur la côte de Fidjrossè en 2024. En tant que préfet maritime, il avait coordonné les premières mesures prises par les autorités, notamment le suivi du navire, le pompage de sa cargaison de gasoil et les dispositions destinées à prévenir une pollution du littoral.
Promu contre-amiral à compter du 1er avril 2024, Fernand Maxime Ahoyo avait reçu ses étoiles lors d’une cérémonie organisée à Dessa, à Allada.
« L’assurance du devoir accompli »
En lui rendant hommage mercredi à la Base navale de Cotonou, le général de division Fructueux Gbaguidi a mis l’accent sur la durée et la qualité de son engagement. « Il quitte les Forces armées béninoises avec l’assurance du devoir accompli », a écrit le chef d’état-major général.
Ces adieux aux armes constituent ainsi une nouvelle étape dans la trajectoire d’un officier qui aura occupé plusieurs responsabilités importantes dans la Marine nationale et dans le dispositif béninois de sécurité maritime.
Pour les Forces armées béninoises, la cérémonie aura également été l’occasion de saluer la contribution d’un officier supérieur à la transmission des compétences et au renforcement des capacités nationales dans le domaine maritime.

