Moyen-Orient: Washington accuse Téhéran d’avoir violé le cessez-le-feu
La fragile accalmie entre les États-Unis et l’Iran connaît un nouveau coup de froid. Washington accuse Téhéran d’avoir violé de manière flagrante le cessez-le-feu après le lancement d’un missile balistique en direction du Koweït, pays allié des États-Unis dans le Golfe.
Dans un communiqué rendu public le 28 mai 2026, le Commandement central américain (CENTCOM), chargé des opérations militaires au Moyen-Orient, affirme qu’un missile iranien a été tiré vers le territoire koweïtien dans la soirée du 27 mai. Selon l’armée américaine, le projectile a été intercepté avec succès par les forces koweïtiennes, évitant ainsi tout impact signalé sur le sol de l’émirat.
Pour Washington, cet épisode constitue une « violation flagrante du cessez-le-feu » attribuée au régime iranien. Les autorités militaires américaines soutiennent que cette attaque est intervenue seulement quelques heures après une autre série d’incidents impliquant des drones iraniens dans et autour du détroit d’Ormuz, zone maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures.
Selon le CENTCOM, cinq drones d’attaque iraniens, qualifiés de menaces directes pour la navigation et les intérêts américains dans la région, ont été interceptés et détruits par les forces américaines. L’armée américaine affirme également avoir empêché le lancement d’un sixième appareil grâce à une opération menée contre un site de contrôle situé à Bandar Abbas, dans le sud de l’Iran.
Dans son communiqué, le commandement américain insiste sur le caractère défensif de sa posture militaire et assure agir en coordination avec ses partenaires régionaux. « Les forces du Commandement central américain et leurs partenaires régionaux demeurent vigilants et mesurés alors que nous continuons à défendre nos forces et nos intérêts face à une agression iranienne injustifiée », indique le texte officiel.
Ces accusations surviennent alors que les négociations destinées à préserver un cessez-le-feu déjà fragile demeurent en cours. Depuis plusieurs semaines, Washington et Téhéran s’accusent mutuellement d’actions hostiles dans la région du Golfe, particulièrement autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique reliant le Golfe persique aux marchés internationaux.
Des responsables américains avaient déjà confirmé, ces derniers jours, des frappes qualifiées de « défensives » contre des installations militaires iraniennes, notamment des sites liés aux drones et aux missiles, présentés comme des menaces pour les forces américaines et le trafic maritime.
Du côté iranien, les autorités ont évoqué des mesures de représailles après les opérations américaines menées plus tôt dans la semaine, illustrant la persistance d’un climat de forte tension malgré les efforts diplomatiques engagés pour empêcher une reprise des hostilités à grande échelle.
Le nouvel échange d’accusations nourrit ainsi les inquiétudes sur la stabilité de la région et sur l’avenir des discussions en cours, alors que le détroit d’Ormuz demeure l’un des points névralgiques de la sécurité énergétique mondiale.

