Mondial 2026 : Le Cap-Vert écrit l’histoire et rejoint les huitièmes
Pour sa première participation à une Coupe du monde, le Cap-Vert a décroché, vendredi à Houston, une qualification historique pour les huitièmes de finale malgré un troisième match nul face à l’Arabie saoudite (0-0). Les Requins Bleus affronteront désormais l’Argentine.
Le Cap-Vert continue d’écrire l’une des plus belles histoires de la Coupe du monde 2026. Pour sa toute première participation à la phase finale du Mondial, la sélection insulaire a validé, vendredi 26 juin à Houston, sa qualification pour les huitièmes de finale après un match nul (0-0) contre l’Arabie saoudite.
Les Requins Bleus terminent deuxièmes du groupe H derrière l’Espagne, victorieuse de l’Uruguay (1-0), et décrochent ainsi la première qualification de leur histoire pour la phase à élimination directe d’une Coupe du monde. Dans une rencontre disputée au NRG Stadium, les hommes de Bubista savaient qu’une victoire leur ouvrirait grand les portes des huitièmes de finale. Mais à défaut de s’imposer, ils ont su préserver l’essentiel.
Dès l’entame, les Cap-Verdiens ont affiché leurs intentions offensives en se projetant rapidement vers le but saoudien. Cependant, c’est l’Arabie saoudite qui s’est procuré la première véritable occasion lorsque Salem Al-Dawsari, héros du succès historique contre l’Argentine lors du Mondial 2022, a vu sa frappe repoussée par la défense adverse à la 17e minute.
La réponse cap-verdienne est intervenue quelques minutes plus tard. Willy Semedo a obligé le gardien Mohammed Al-Owais à intervenir sur une frappe dangereuse au premier poteau. Malgré une maîtrise relative du ballon et plusieurs incursions dans la moitié de terrain saoudienne, les Requins Bleus ont manqué de précision dans le dernier geste.
La blessure du défenseur saoudien Hassan Al-Tambakti, évacué sur civière à la demi-heure de jeu, a également marqué cette première période. Dans le même temps, l’Espagne prenait l’avantage face à l’Uruguay grâce à Alex Baena, un résultat qui plaçait provisoirement le Cap-Vert en position de qualifié.
Une qualification au bout du suspense
Au retour des vestiaires, les Cap-Verdiens ont tenté d’accélérer le rythme. Jamiro Monteiro a signé la première frappe cadrée de la seconde période, tandis que Ryan Mendes a manqué une belle opportunité dans la surface saoudienne. L’Arabie saoudite a également tenté sa chance, notamment par Mohammed Abu Al-Shamat, mais le gardien Vozinha s’est montré vigilant.
À un quart d’heure de la fin, Laros Duarte a sans doute obtenu la plus belle occasion de la rencontre. Seul face à Al-Owais, il a cependant perdu son duel avec le gardien saoudien. Dans le temps additionnel, Nuno Da Costa a également manqué l’occasion d’offrir une victoire historique au Cap-Vert en dévissant sa reprise devant le but.
Le coup de sifflet final à Houston n’a pourtant pas immédiatement libéré les joueurs cap-verdiens. Regroupés près de leur banc, téléphones à la main, ils ont attendu la fin du match entre l’Espagne et l’Uruguay avant de pouvoir célébrer définitivement leur qualification. Les images de cette attente, suivie d’une explosion de joie collective, resteront parmi les moments marquants de cette Coupe du monde.
L’Espagne termine en tête
Grâce à sa victoire face à l’Uruguay à Guadalajara, l’Espagne termine première du groupe H. La Roja poursuit son parcours sans trembler et confirme son statut de candidat sérieux au titre.
Le Cap-Vert, avec trois matchs nuls en autant de rencontres, réalise pour sa part un exploit inédit pour une nation qui dispute sa première Coupe du monde.
La prochaine étape s’annonce cependant redoutable. Les Requins Bleus affronteront l’Argentine, championne du monde en titre, lors des huitièmes de finale.
Quelle que soit l’issue de cette rencontre, le parcours des hommes de Bubista restera déjà comme l’une des grandes surprises du Mondial 2026. Dans un tournoi souvent dominé par les grandes nations du football, le petit archipel lusophone de l’Atlantique a démontré qu’avec de la solidarité, de la discipline et une foi inébranlable, il est possible d’écrire l’histoire. Pour le Cap-Vert, l’aventure mondiale ne fait que commencer.

