Simplification administrative : Plus de 700 propositions en 24 heures
Le Prix national de la simplification administrative suscite une forte mobilisation dès son lancement. Selon le ministre Rodrigue Sèwènan Chaou, plus de 700 propositions ont été enregistrées au terme de la première journée de dépôt, jeudi 29 octobre 2026. Un démarrage encourageant pour cette initiative qui entend associer les citoyens et les agents publics à la réforme des services administratifs.
Le gouvernement béninois peut se réjouir des premières retombées de son appel à l’innovation administrative. En seulement 24 heures, le Prix national de la simplification administrative a recueilli plus de 700 propositions. C’est le chiffre communiqué par le ministre du Budget et de la Fonction publique, Rodrigue Sèwènan Chaou, dans un message publié sur sa page Facebook au soir du jeudi 29 octobre 2026.
« Il est 23h59. En cette première journée, vous avez été plus de 700 à déposer votre idée pour simplifier les procédures, que dis-je, la vie de tous les Béninois », a annoncé le ministre. Saluant cette mobilisation, il a invité les populations à maintenir leur participation, estimant que cet engouement témoigne d’une volonté collective de contribuer à l’amélioration du service public.
Ce premier bilan intervient au lendemain de la présentation officielle de l’initiative, le mercredi 28 octobre, à la Cité ministérielle de Cotonou. À cette occasion, Rodrigue Chaou et le ministre porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, avaient exposé les objectifs de ce prix institué sous l’impulsion du président Romuald Wadagni.
Des citoyens appelés à proposer des solutions
Au-delà du nombre de contributions déjà enregistrées, l’intérêt de cette initiative réside dans la démarche adoptée par le gouvernement : faire remonter les difficultés rencontrées par les usagers et mobiliser leur expérience pour identifier des solutions concrètes.
Les propositions peuvent notamment porter sur la réduction des délais de traitement des dossiers, la limitation des déplacements, l’allègement des pièces justificatives, la dématérialisation des démarches ou encore la simplification des circuits de validation entre administrations. L’ambition est de rendre les services publics plus rapides, moins coûteux et plus accessibles.
Le dispositif est ouvert aux agents de l’administration publique, aux citoyens, aux entreprises, aux associations et aux autres acteurs socio-économiques. Les mineurs peuvent également participer, sous réserve d’une autorisation parentale. Les soumissions se font sur la plateforme officielle dédiée : prix-simplification.gouv.bj.
Pour le ministre Rodrigue Chaou, la modernisation administrative ne doit pas se réduire à la mise en ligne des prestations. Elle doit aussi corriger les insuffisances des services déjà digitalisés, réduire les coûts supportés par les usagers et supprimer les contraintes qui compliquent encore certaines démarches.
Un défi après la mobilisation
Les plus de 700 propositions enregistrées en une journée constituent un premier indicateur de l’intérêt suscité par cette consultation. Mais le véritable enjeu sera leur exploitation. Selon les modalités présentées par le gouvernement, les contributions seront examinées par des équipes techniques qui pourront échanger avec leurs auteurs afin d’en apprécier la pertinence et la faisabilité.
Le jury réunira des compétences issues notamment de l’administration publique, du secteur privé et de la société civile. Les propositions seront appréciées selon leur pertinence, leur capacité à simplifier les procédures, leur impact attendu, leur faisabilité et leur potentiel de généralisation.
Surtout, les idées recevables ne seront pas toutes écartées si elles ne remportent pas de distinction. Elles doivent alimenter un vivier national de solutions. Les plus pertinentes pourront faire l’objet d’une étude de faisabilité, d’une expérimentation puis d’une mise en œuvre avec les administrations concernées.
La période de dépôt court jusqu’au 12 novembre 2026. Le gouvernement dispose donc encore de plusieurs jours pour élargir cette participation. Après le premier signal de mobilisation, l’attente porte désormais sur la qualité des propositions et surtout sur leur traduction en changements tangibles. Car la réussite de ce prix ne se mesurera pas seulement au nombre d’idées recueillies, mais au nombre de procédures effectivement simplifiées au bénéfice des usagers.

