Conseil des ministres : Wadagni accélère sur l’investissement, l’agriculture et les mesures sociales

Conseil des ministres : Wadagni accélère sur l’investissement, l’agriculture et les mesures sociales

 

Le président de la République, Romuald Wadagni, a présidé, ce mercredi 2 septembre 2026, la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres. Plusieurs décisions importantes ont été prises au cours de cette session, notamment dans les domaines du financement du développement, de la promotion des investissements, de l’agriculture, de l’éducation, de l’inclusion des personnes handicapées et de l’accès à l’électricité en milieu rural.

Le Conseil des ministres du 2 septembre 2026 s’inscrit dans une dynamique de consolidation des politiques publiques et de mobilisation de nouveaux leviers pour accompagner le développement économique et social du Bénin. Au terme de la séance présidée par le chef de l’Etat, plusieurs mesures normatives, communications et décisions individuelles ont été examinées et adoptées.

Sur le plan économique et financier, le gouvernement entend renforcer les possibilités de mobilisation de ressources et l’intégration du Bénin dans les mécanismes régionaux et continentaux de financement du développement. A cet effet, le Conseil a autorisé la transmission à l’Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de l’adhésion du Bénin au Fonds pour le développement des exportations en Afrique. Une autre démarche concerne l’accord portant création de la Banque de développement de Shelter Afrique.

Ces deux dossiers traduisent la volonté des autorités béninoises de diversifier les instruments susceptibles de soutenir le financement du développement, notamment dans les secteurs liés aux exportations, aux infrastructures et à l’habitat. Leur transmission au Parlement constitue une étape préalable à la poursuite du processus de ratification.

Un nouveau cadre pour les investissements

Le gouvernement s’est également penché sur les mécanismes institutionnels destinés à faciliter les investissements et le développement des partenariats public-privé. Plusieurs textes ont ainsi fait l’objet de modifications.

Il s’agit notamment du décret n°2023-119 du 29 mars 2023 portant création et organisation du Comité d’agrément aux régimes des zones économiques spéciales. Le décret n°2021-068 du 17 février 2021 relatif au Comité interministériel de promotion des investissements est également concerné.

Le décret n°2018-165 du 2 mai 2018 portant création, attributions, organisation et fonctionnement de la Cellule d’appui aux partenariats public-privé sera lui aussi modifié.

À travers ces réaménagements, l’Exécutif entend adapter les dispositifs existants aux nouvelles exigences de la politique d’investissement et améliorer la coordination entre les différents acteurs intervenant dans l’accompagnement des investisseurs et la réalisation des projets structurants.

Dans le même registre, le Conseil a procédé à la nomination de commissaires aux comptes auprès de certaines entreprises publiques. Cette mesure participe au renforcement des mécanismes de contrôle, de gouvernance et de suivi de la gestion des entreprises relevant du portefeuille de l’Etat.

L’inclusion et la protection sociale au cœur des décisions

Au-delà des questions économiques, la réunion du Conseil des ministres a accordé une place importante aux mesures sociales.

Le gouvernement a notamment adopté des mesures spéciales en faveur de l’inclusion des personnes handicapées. Cette orientation vise à renforcer leur participation à la vie sociale et économique et à améliorer leur accès aux dispositifs publics.

Les questions liées à l’éducation ont également retenu l’attention du Conseil. Des mesures sociales concernant les trois niveaux de l’enseignement, au titre de l’année scolaire et universitaire 2026-2027, ont été examinées. Elles devraient contribuer à accompagner les familles et les apprenants au cours de cette nouvelle année académique.

Ces décisions interviennent dans un contexte où l’Etat entend poursuivre ses efforts pour rendre les services sociaux essentiels plus accessibles et réduire les obstacles auxquels sont confrontées certaines catégories de la population.

Agriculture : un programme pilote pour les producteurs

Le secteur agricole figure également parmi les priorités abordées au cours de cette session.

Le Conseil a approuvé la mise en œuvre d’une phase pilote du Programme de productivité agricole et de protection sociale au profit des producteurs agricoles. Le dispositif devrait permettre d’agir simultanément sur la productivité des exploitations et sur la protection des revenus et des conditions de vie des agriculteurs.

Le choix d’une phase pilote permet au gouvernement d’expérimenter le mécanisme, d’en mesurer les résultats et d’identifier les ajustements nécessaires avant une éventuelle extension à une plus grande échelle.

Cette approche intervient alors que l’agriculture demeure un secteur stratégique pour l’économie béninoise, tant pour l’emploi et les revenus des populations rurales que pour l’approvisionnement du marché intérieur et le développement des exportations agricoles.

35 centres intégrés dans 26 communes

Dans le domaine des infrastructures et du développement local, le Conseil a également décidé de la construction de 35 centres intégrés économiques, sociaux et numériques dans 26 communes.

Ces infrastructures sont appelées à rapprocher davantage certains services des populations et à favoriser l’accès à des prestations à caractère économique, social et numérique.

Le projet présente également un intérêt particulier pour les collectivités territoriales, dans la mesure où le développement de services de proximité constitue un enjeu majeur de l’amélioration des conditions de vie dans les communes.

L’électrification rurale se poursuit

L’accès à l’énergie constitue un autre volet important des décisions prises ce mercredi.

Le Conseil a autorisé la conclusion de conventions de concession pour l’électrification hors réseau de 12 localités rurales.

Cette option vise à apporter une réponse aux besoins des populations qui ne sont pas encore suffisamment desservies par le réseau électrique conventionnel. Le recours à des solutions hors réseau doit permettre d’accélérer l’accès à l’électricité dans certaines zones rurales, avec des effets attendus sur les activités économiques, l’éducation, les services sociaux et les conditions de vie des ménages.

L’électrification des localités rurales apparaît ainsi comme un levier à la fois social et économique, notamment pour le développement des petites activités génératrices de revenus et la transformation des productions locales.

Une importante série de nominations

Le Conseil des ministres a enfin procédé à plusieurs nominations à différents niveaux de l’administration publique.

Ces décisions concernent notamment les secteurs de la Justice, de l’Economie et des Finances, de l’Agriculture, de l’Enseignement supérieur, des Affaires sociales et de la Famille, de la Décentralisation, de la Transformation numérique et de l’Intelligence artificielle.

D’autres nominations interviennent dans les domaines de l’Energie, de l’Eau et des Mines, du Cadre de vie et des Transports, des Petites et moyennes entreprises, de l’Emploi et de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle. Les secteurs de la Communication et des Médias, des Finances et de la Microfinance, du Budget, de la Fonction publique, ainsi que celui des Ressources extérieures et de la Dette sont également concernés.

À travers l’ensemble de ces décisions, le Conseil des ministres du 2 septembre 2026 combine ainsi des mesures de portée économique, sociale et institutionnelle. Du financement du développement à l’accompagnement des producteurs agricoles, en passant par l’éducation, l’inclusion, les infrastructures de proximité et l’électrification rurale, le gouvernement entend poursuivre la mise en œuvre de ses priorités au bénéfice des populations et du développement du territoire national.

 

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