Officielle! le Niger retire le passeport diplomatique de Kemi Seba et le déclare persona non grata
Les autorités nigériennes ont décidé de retirer le passeport diplomatique de Kemi Seba, selon un communiqué officiel attribué au Secrétariat général du gouvernement en date du 16 avril 2026. L’activiste est également démis de ses fonctions et déclaré persona non grata sur le territoire nigérien.
Le Niger a officiellement pris des mesures contre Kemi Seba. Dans un communiqué émanant du Secrétariat général du gouvernement, les autorités annoncent le retrait immédiat de son passeport diplomatique, référencé sous le numéro 06DP29921.
Le document précise également la cessation immédiate de ses fonctions auprès de la présidence de la République du Niger. En outre, l’activiste a été déclaré « persona non grata », lui interdisant de séjourner sur le territoire nigérien.
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Selon les autorités, ces décisions ont été prises « par décision des plus hautes autorités de l’État », en raison d’agissements jugés contraires aux intérêts fondamentaux de la Nation, à l’ordre public ainsi qu’aux principes de coopération et de confiance régissant les relations institutionnelles.
Un revirement après un rapprochement politique
Ces mesures marquent un tournant dans les relations entre Kemi Seba et les autorités nigériennes. En août 2024, l’activiste avait reçu un passeport diplomatique du Niger et avait été nommé conseiller spécial du chef de l’État, le général Abdourahamane Tiani .
Cette proximité s’inscrivait dans un contexte de repositionnement géopolitique du Niger et de rapprochement avec certaines figures panafricanistes influentes.
Un contexte judiciaire et diplomatique tendu
La décision de Niamey intervient alors que Kemi Seba est actuellement au cœur de plusieurs procédures judiciaires. Il a été récemment arrêté en Afrique du Sud, où une procédure d’extradition vers le Bénin est en cours, à la suite d’un mandat d’arrêt international émis contre lui .
Les autorités béninoises l’accusent notamment d’« apologie de crimes contre la sûreté de l’État » et d’« incitation à la rébellion », en lien avec la tentative de coup d’État déjouée en décembre 2025.
Dans ce contexte, la décision du Niger de rompre officiellement avec l’activiste apparaît comme un développement majeur, susceptible d’avoir des répercussions à la fois politiques et diplomatiques dans la sous-région.
Avec ce communiqué, les autorités nigériennes clarifient leur position et prennent leurs distances avec une figure jusque-là considérée comme proche du pouvoir de transition.

