Après les inondations, Cotonou remet ses écoles à flot pour le CEP 2026

Après les inondations, Cotonou remet ses écoles à flot pour le CEP 2026

Les pluies exceptionnelles du début du mois de mai avaient plongé plusieurs établissements scolaires de Cotonou dans l’eau et l’incertitude, à quelques semaines du Certificat d’Études Primaires (CEP). Face à cette situation, la municipalité affirme avoir relevé le défi en mobilisant ses équipes pour rendre les salles de classe à nouveau opérationnelles avant le démarrage des épreuves.

A Cotonou, le lancement du Certificat d’Études Primaires (CEP) 2026 intervient dans un contexte marqué par une mobilisation municipale en faveur des établissements touchés par les fortes pluies du mois de mai.

Le maire de Cotonou, Luc Gnacadja, est revenu sur cette séquence à travers un message adressé aux populations et particulièrement aux candidats engagés dans les épreuves.

Selon l’autorité municipale, tout est parti des intempéries exceptionnelles enregistrées le 8 mai dernier, qui avaient provoqué l’inondation de plusieurs écoles de la ville.

Le lendemain de ces pluies, le maire dit s’être rendu personnellement sur le terrain pour constater l’ampleur de la situation.

« J’y ai vu des salles de classe sous l’eau. J’y ai rencontré des enseignants préoccupés », a-t-il relaté.

Au-delà des dégâts matériels, Luc Gnacadja évoque surtout l’inquiétude perceptible chez les élèves à l’approche des examens.

« J’y ai vu surtout des enfants qui se demandaient si leur école serait prête pour accueillir les épreuves du CEP », a-t-il confié.

Face à cette urgence, la municipalité affirme avoir pris un engagement clair : remettre les salles de classe concernées en état afin de garantir l’organisation des compositions dans des conditions acceptables.

Pour le maire, cette promesse allait bien au-delà d’une initiative personnelle.

« Cet engagement n’était pas celui du maire seul. C’était celui de toute une ville », souligne-t-il.

L’édile met en avant la mobilisation coordonnée des équipes municipales, des responsables d’établissements scolaires, des communautés riveraines ainsi que de plusieurs acteurs locaux impliqués dans les opérations de remise en état.

Cette réponse collective a permis, selon lui, de traiter les zones affectées et de rendre à nouveau disponibles les salles de classe destinées aux candidats.

Luc Gnacadja insiste sur la nécessité pour une administration locale de bâtir sa crédibilité sur des actions concrètes.

« La confiance entre les citoyens et leur municipalité se construit moins par les discours que par les résultats », affirme-t-il.

Les photographies accompagnant sa communication illustreraient ainsi, selon ses propos, le passage d’une situation critique à une solution rendue possible grâce à la mobilisation collective.

Mais au-delà du chantier matériel, le maire retient aussi une promesse formulée par les principaux concernés : les élèves eux-mêmes.

Lors de sa visite dans les écoles sinistrées, ceux-ci lui auraient lancé un défi ambitieux.

« Monsieur le Maire, nous allons faire 100 % de réussite ! », rapporte-t-il.

À l’ouverture des épreuves du CEP ce lundi 1er juin, Luc Gnacadja a tenu à adresser un message d’encouragement aux milliers de candidats de la ville.

« Nous avons fait notre part. À vous maintenant de faire la vôtre », a-t-il déclaré.

Invitant les élèves à croire en leurs capacités et en le travail accompli durant l’année scolaire, il leur a assuré du soutien de toute la ville.

« Toute la ville de Cotonou est derrière vous », a-t-il insisté.

À travers cette prise de parole, la municipalité entend rappeler que l’investissement dans l’éducation demeure un levier essentiel du développement urbain.

Pour Luc Gnacadja, l’avenir d’une ville se mesure aussi à l’attention qu’elle porte à ses enfants et à leur réussite scolaire.

« Une ville qui change d’échelle est d’abord une ville qui investit dans son avenir en croyant en ses enfants », conclut le maire de Cotonou.

portailinfo

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