Assemblée nationale: Djogbenou ouvre la première session ordinaire de l’année 2026
Le président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, a procédé ce mercredi 15 avril 2026 à l’ouverture officielle de la première session ordinaire de l’année au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Une rentrée parlementaire marquée par une forte mobilisation des institutions de la République, des membres du gouvernement et du corps diplomatique.
Conformément aux dispositions constitutionnelles et réglementaires, cette session inaugure les travaux législatifs de l’année dans un contexte politique particulier, celui de l’entrée dans un nouveau cycle institutionnel. Plusieurs personnalités de premier plan ont effectué le déplacement, notamment des anciens présidents de l’institution parlementaire, ainsi qu’une délégation gouvernementale conduite par le ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané.
Dans son allocution d’ouverture, le président Djogbénou a placé cette session sous le signe du renouveau et de la responsabilité. Il a souligné le caractère historique de cette rentrée parlementaire, première du septennat en cours, tout en appelant à l’unité, à la paix et à la mobilisation collective pour relever les défis du pays.
Soutien affirmé au nouvel exécutif
Un des temps forts de son discours a été consacré à l’hommage rendu au nouveau duo présidentiel issu de l’élection du 12 avril. Le président de l’Assemblée nationale a salué l’élection de Romuald Wadagni et de sa colistière Mariam Chabi Talata, réaffirmant la volonté du Parlement d’accompagner l’action gouvernementale.
Il a assuré que l’institution parlementaire jouera pleinement son rôle en mettant à disposition les instruments législatifs nécessaires à la mise en œuvre des politiques publiques annoncées. Une déclaration qui traduit une volonté de collaboration étroite entre les pouvoirs exécutif et législatif.
Un agenda législatif chargé
Les députés auront à examiner un ordre du jour particulièrement dense, avec une trentaine de projets et propositions de loi. Parmi les textes attendus figurent notamment ceux relatifs à la maîtrise d’ouvrage publique, à l’environnement, au code de la route, ou encore à la gestion des ressources forestières et fauniques.
D’autres dossiers importants concernent la régulation des professions médicales et paramédicales, ainsi que des ajustements juridiques liés au fonctionnement des institutions, notamment la Cour constitutionnelle. Ces réformes devraient avoir un impact direct sur le quotidien des citoyens et sur la gouvernance publique.
Vers un renforcement du contrôle parlementaire
Au-delà de la fonction législative, le président Djogbénou a insisté sur la nécessité de renforcer le contrôle de l’action gouvernementale. Il a annoncé une réorganisation des mécanismes existants afin de les rendre plus efficaces et plus utiles aux populations.
L’évaluation des politiques publiques sera également au cœur des priorités, dans une logique d’amélioration de la performance de l’État. Cette session permettra en outre de procéder à la désignation de représentants du Parlement dans diverses instances nationales et internationales, consolidant ainsi la présence du Bénin sur la scène régionale et mondiale.
En clôturant son discours, le président de l’Assemblée nationale a invité les députés à faire preuve de rigueur, d’assiduité et de sens du devoir. Une exhortation qui marque le début d’une session annoncée comme intense, dont les travaux seront suivis de près par l’opinion publique.


