Pluies à Cotonou : la mairie en alerte face aux inondations
Les fortes précipitations enregistrées dans la matinée ont provoqué d’importantes perturbations dans plusieurs quartiers et axes routiers de Cotonou, mettant à rude épreuve la circulation et le quotidien des populations. Face à cette situation, le maire Luc Gnacadja a assuré que les services municipaux sont pleinement mobilisés pour contenir les effets des inondations et rétablir progressivement les conditions de mobilité.
Dans un message adressé aux habitants, l’autorité municipale souligne que « les équipes techniques de la mairie sont mobilisées dans les zones les plus touchées afin de faciliter l’écoulement des eaux ». Une intervention d’urgence qui vise à désengorger les points critiques de la ville, régulièrement exposés à des accumulations d’eau lors des épisodes pluvieux intenses.
Au-delà de la gestion immédiate, le maire met en lumière un enjeu structurel. Ces inondations récurrentes traduisent, selon lui, la nécessité pour Cotonou d’accélérer sa mutation urbaine. « Ces épisodes nous rappellent une réalité : Cotonou doit accélérer sa transition vers une ville plus résiliente », a-t-il insisté, évoquant des défis liés à l’urbanisation, à la gestion des eaux pluviales et aux effets du changement climatique.
L’édile attire également l’attention sur l’importance de préserver les couloirs naturels d’écoulement des eaux, souvent obstrués par des occupations anarchiques ou des dépôts de déchets. Une problématique qui aggrave les risques d’inondation et complique l’action des services techniques.
Dans l’immédiat, Luc Gnacadja appelle à la prudence. Il invite les populations à « limiter leurs déplacements pendant les plus fortes pluies » et à éviter les zones inondées, rappelant que « la situation s’améliore généralement dans les heures qui suivent les précipitations ».
Alors que la saison des pluies s’installe progressivement, cet épisode vient une fois de plus interroger la capacité de la capitale économique béninoise à faire face aux aléas climatiques. Entre interventions d’urgence et réformes structurelles attendues, la question de la résilience urbaine s’impose désormais comme un impératif pour Cotonou.

