Développement local au Bénin : Le défi des ressources non consommées

Développement local au Bénin : Le défi des ressources non consommées

Le Fonds d’investissement communal (FIC) a organisé, jeudi 29 octobre 2026 à Cotonou, un atelier décisionnel consacré à l’amélioration des capacités d’absorption des ressources communales. L’objectif est d’accélérer l’exécution des investissements publics locaux pour mieux répondre aux besoins des populations.

Des ressources disponibles qui tardent à se transformer en infrastructures et en services publics. C’est l’un des défis soulevés lors de cette rencontre réunissant des représentants de l’administration centrale, des responsables communaux, des associations de communes et des partenaires techniques et financiers. À l’ouverture des travaux, Victorin Honvoh, directeur de cabinet du ministre chargé du Budget et de la Fonction publique, a indiqué que l’étude stratégique réalisée en 2025 sur les capacités d’absorption des communes avait révélé des ressources non consommées représentant plusieurs dizaines de milliards de francs CFA.

Pour lui, ces crédits non exécutés constituent autant d’occasions de développement différées, alors que les besoins en écoles, centres de santé, pistes rurales et ouvrages d’assainissement restent importants.

Passer du diagnostic à l’action

Les difficultés d’absorption peuvent intervenir à différentes étapes de la dépense publique : procédures administratives, capacités techniques, disponibilité des compétences ou exécution des marchés. Le représentant du ministre a donc appelé à une responsabilité partagée entre l’État, les collectivités territoriales et les partenaires. Les participants sont invités à formuler des mesures pratiques, à définir un plan d’action pour renforcer les compétences des secrétaires exécutifs et de leurs collaborateurs, et à mettre en place des mécanismes rigoureux de suivi et d’évaluation.

Le ministère a également réaffirmé sa disponibilité à examiner les questions relevant de ses compétences, notamment la régularité des transferts, l’actualisation des procédures, le renforcement des effectifs et la dématérialisation des démarches.

Soutenu par l’Union européenne, la Banque mondiale, les coopérations suisse et allemande, cet atelier vise à faire des recommandations de l’étude des leviers d’amélioration de la gestion locale. L’enjeu est désormais de transformer les ressources disponibles en projets achevés et en services concrets pour les populations.

 

portailinfo

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *