Tensions entre Washington et Kyiv : Trump juge Zelensky plus difficile que Poutine

Tensions entre Washington et Kyiv : Trump juge Zelensky plus difficile que Poutine

Le président américain Donald Trump a qualifié de « honte » la reprise des frappes ukrainiennes contre les raffineries russes, accusant Volodymyr Zelensky de contribuer à la hausse des prix mondiaux de l’énergie. Ces déclarations ravivent les tensions entre Washington et Kyiv, alors que les efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre restent sans avancée décisive.

Les relations entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky connaissent un nouvel épisode de crispation. Dans un entretien accordé à la chaîne américaine Newsmax, diffusé le jeudi 15 octobre 2026, le président des États-Unis a vivement critiqué la décision de l’Ukraine de reprendre ses frappes contre les installations pétrolières russes. Il a également affirmé qu’il lui était plus difficile de traiter avec le dirigeant ukrainien qu’avec le président russe Vladimir Poutine.

« Je trouve Zelensky plus difficile à gérer que Poutine », a déclaré Donald Trump, réitérant ses réserves à l’égard du président ukrainien. Le locataire de la Maison-Blanche a estimé que les deux dirigeants souhaitaient mettre fin à la guerre, tout en laissant entendre que Volodymyr Zelensky compliquait davantage les négociations.

Au cœur de cette nouvelle confrontation figure la reprise des attaques ukrainiennes contre les infrastructures énergétiques russes, notamment une raffinerie située dans la région de Riazan, au sud-est de Moscou. Pour Donald Trump, ces opérations risquent d’alimenter la hausse des cours du pétrole et de pénaliser les consommateurs à l’échelle mondiale.

« Tout ce qu’il fait, c’est faire monter le prix mondial du pétrole. Je pense que c’est une honte », a-t-il déclaré, reprochant à Kyiv de viser des installations qui produisent notamment du diesel, un carburant dont les marchés internationaux ont besoin.

Une trêve énergétique fragilisée

Cette reprise des frappes intervient après une courte pause dans les attaques contre les infrastructures énergétiques, annoncée par Donald Trump. Kyiv avait suspendu ses opérations contre les raffineries russes, mais Volodymyr Zelensky a ensuite affirmé que l’Ukraine ne pouvait plus maintenir cette retenue face aux bombardements russes persistants visant ses propres installations énergétiques. Le président ukrainien a alors annoncé la reprise des opérations contre les sites pétroliers russes.

Les deux parties divergent sur les conditions et le respect de cette trêve. Moscou a contesté l’idée d’une interruption effective de toutes les frappes ukrainiennes contre ses raffineries, tandis que Kyiv reproche à la Russie d’avoir poursuivi ses attaques contre les infrastructures ukrainiennes. Les déclarations des protagonistes ne permettent pas, à elles seules, d’établir un bilan exhaustif des opérations menées pendant cette période.

Le soutien américain au centre des inquiétudes

Les propos de Donald Trump interviennent dans un contexte de désaccords plus larges entre Washington et Kyiv. Le président américain a notamment défendu un accord portant sur l’approvisionnement du marché en diesel russe, une initiative critiquée par Volodymyr Zelensky, qui estime qu’elle risque de procurer des ressources supplémentaires à Moscou alors que la guerre se poursuit.

Le dirigeant ukrainien a également exprimé son mécontentement face aux restrictions touchant certains moyens de communication satellitaire utilisés par ses forces armées et aux difficultés d’accès à des renseignements militaires. Il a fait part de son inquiétude quant à l’évolution du soutien américain, tout en cherchant à consolider les appuis européens.

À Bruxelles, le 16 octobre, Volodymyr Zelensky a remercié les dirigeants européens pour leur soutien et réaffirmé la volonté de son pays de mettre fin au conflit. Il a toutefois déclaré ne pas percevoir, du côté russe, de signes indiquant une réelle disposition à la paix.

Les dernières déclarations de Donald Trump soulignent ainsi les difficultés de sa démarche de médiation. Alors que Washington cherche à rapprocher les positions des deux camps, les frappes contre les infrastructures énergétiques et les divergences sur les conditions d’un règlement politique continuent d’alimenter les tensions. La perspective d’un accord durable demeure incertaine.

 

 

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