Arabie saoudite : 12 morts et 309 blessés dans l’attaque contre l’aéroport de Riyad

Arabie saoudite : 12 morts et 309 blessés dans l’attaque contre l’aéroport de Riyad

Le Pakistan condamne une attaque qui menace la stabilité régionale, tandis que Donald Trump envisage une participation américaine aux opérations contre les rebelles houthis du Yémen.

L’attaque perpétrée samedi 10 octobre contre l’aéroport international du roi Khaled, à Riyad, a fait au moins 12 morts et 309 blessés, selon l’Autorité générale de l’aviation civile saoudienne. Les autorités saoudiennes accusent les rebelles houthis du Yémen, sans que ces derniers aient revendiqué cette frappe à la date des informations disponibles. Le président américain Donald Trump a indiqué que Washington examinait la possibilité de rejoindre les opérations militaires saoudiennes contre le mouvement.

La condamnation internationale s’est rapidement étendue. Dimanche 11 octobre, le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a dénoncé une attaque « totalement inacceptable », estimant que le ciblage des infrastructures civiles et stratégiques constituait une grave menace pour la paix et la stabilité régionales. Il a réaffirmé le soutien de son pays à la souveraineté, à l’intégrité territoriale et à la sécurité de l’Arabie saoudite.

Islamabad a également rappelé ses engagements envers Riyad dans le cadre de l’accord de défense conjoint de La Mecque. Cette position souligne l’importance des relations sécuritaires entre les deux pays, alors que les affrontements au Yémen menacent de s’étendre au-delà des frontières nationales.

De son côté, la coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite a promis une réponse ferme. Elle a qualifié la frappe de crime de guerre, au motif qu’elle a visé un aéroport civil fréquenté par des voyageurs et du personnel aéroportuaire. Les autorités ont indiqué que les victimes comprenaient quatre Saoudiens et huit ressortissants étrangers, dont un Américain, deux Bangladais, ainsi que des ressortissants d’Égypte, de Jordanie, de Palestine, de Syrie et du Soudan.

Washington envisage une intervention militaire

L’éventualité d’une implication directe des États-Unis constitue l’un des principaux enjeux de cette nouvelle escalade. Interrogé samedi par des journalistes, Donald Trump n’a pas exclu que son pays participe aux frappes contre les Houthis aux côtés de l’Arabie saoudite. « Nous pourrions le faire. Nous allons examiner la question », a-t-il déclaré, précisant que Washington prendrait rapidement une décision.

Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a condamné les attaques contre les installations aéroportuaires saoudiennes et confirmé la mort d’un citoyen américain. Il a appelé à l’arrêt de ces opérations, dénonçant leur mépris pour la vie des civils. À ce stade, aucune décision définitive concernant une participation américaine aux frappes n’a été annoncée dans les informations consultées.

L’Organisation des Nations unies a également mis en garde contre les conséquences de ces attaques. Son envoyé spécial pour le Yémen, Hans Grundberg, a estimé que les frappes visant des aéroports civils représentaient une grave escalade, susceptible de compromettre davantage les efforts de paix.

Le conflit yéménite menace de déstabiliser davantage la région

Cette attaque survient dans un contexte de reprise des affrontements entre les Houthis, qui contrôlent une partie importante du Yémen, et les forces gouvernementales soutenues par Riyad. La coalition dirigée par l’Arabie saoudite a récemment intensifié ses opérations militaires afin de contrer les avancées des rebelles, notamment dans les zones stratégiques proches de la mer Rouge.

Les frappes contre Riyad ne constituent pas un incident isolé. Plusieurs attaques ont visé le même aéroport au cours de la semaine, faisant d’autres victimes et endommageant des appareils. Les perturbations du trafic aérien se sont accentuées, plusieurs compagnies ayant suspendu ou modifié leurs liaisons avec l’Arabie saoudite. Les autorités ont temporairement interrompu les opérations de l’aéroport international du roi Khaled après la dernière frappe.

Au-delà du bilan humain, cette escalade fait peser des risques sur la sécurité des transports aériens et sur la stabilité économique du Golfe. L’Arabie saoudite, acteur majeur du marché mondial du pétrole, se retrouve confrontée à une menace directe contre ses infrastructures civiles et stratégiques.

La perspective d’une intervention américaine pourrait modifier l’équilibre militaire du conflit. Elle ferait également peser le risque d’un élargissement des hostilités, alors que les tensions impliquant l’Iran, les Houthis et leurs adversaires régionaux se croisent désormais avec d’autres fronts de la guerre au Moyen-Orient.

Mots-clés : Riyad, Houthis, Yémen, Donald Trump, Shehbaz Sharif, États-Unis, conflit au Moyen-Orient, aéroport international, sécurité régionale.

 

portailinfo

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *