Mondial 2026 : La RD Congo tombe avec les honneurs, l’Angleterre sauvée par Harry Kane
La République démocratique du Congo est passée tout près d’un exploit historique. Opposés à l’Angleterre en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026, les Léopards ont longtemps fait douter les Three Lions avant de s’incliner 2-1, mercredi 1er juillet à Atlanta. Héros malheureux de la rencontre, le gardien Lionel Mpasi a multiplié les parades, mais n’a pu empêcher le doublé décisif d’Harry Kane en fin de match. Les Anglais rejoignent ainsi les huitièmes de finale, où ils affronteront le Mexique.
L’histoire semblait pourtant sourire à la République démocratique du Congo. Dès les premières minutes, les hommes de Sébastien Desabre ont surpris une équipe anglaise pourtant favorite. À la 7ᵉ minute, Brian Cipenga a profité d’un ballon mal repoussé dans la surface pour tromper Jordan Pickford d’une frappe précise au premier poteau, offrant aux Léopards une avance aussi précoce que méritée.
Ce but a profondément bousculé les Anglais. Dominants dans la possession, les joueurs de Thomas Tuchel ont éprouvé les plus grandes difficultés à contourner le bloc congolais. Leur frustration s’est rapidement manifestée, à l’image de Jude Bellingham, averti après une intervention rugueuse sur Nathanaël Mbuku.
Face aux offensives répétées des Three Lions, Lionel Mpasi a réalisé une première période de très haut niveau. Le gardien congolais s’est illustré à plusieurs reprises devant Bellingham, Kane et Rashford, repoussant avec autorité les tentatives anglaises et maintenant son équipe en tête jusqu’à la pause. Soutenue par une défense disciplinée autour du capitaine Chancel Mbemba, la RDC a résisté avec courage aux assauts adverses.
Les Léopards ne se sont pas contentés de défendre. Profitant des espaces laissés par une Angleterre portée vers l’attaque, ils ont continué à se montrer dangereux en contre. Peu avant la mi-temps, Yoane Wissa est même passé tout près de doubler la mise lorsque son centre dévié est venu heurter le poteau de Pickford, rappelant que la sélection congolaise demeurait capable de faire vaciller son prestigieux adversaire.
Au retour des vestiaires, le scénario est resté sensiblement le même. Les Anglais ont accentué leur pression, tandis que Mpasi poursuivait son récital. Le portier des Léopards a encore écœuré Bellingham d’une superbe parade avant que Nathanaël Mbuku ne fasse frissonner la défense anglaise d’une frappe puissante déviée au-dessus de la transversale.
Mais à force d’insister, l’Angleterre a fini par trouver la faille. À la 75ᵉ minute, Harry Kane a égalisé d’une tête parfaitement placée sur un centre venu de la droite. Malgré une nouvelle intervention de Mpasi, le ballon a franchi la ligne, mettant fin à plus d’une heure de résistance héroïque.
Portés par cette égalisation, les Three Lions ont poursuivi leurs offensives. Alors que la prolongation semblait se dessiner, Harry Kane a une nouvelle fois fait parler son sens du but. À la 86ᵉ minute, le capitaine anglais a repris avec sang-froid un ballon dans la surface pour inscrire le but de la victoire et offrir la qualification aux siens.
Ce doublé permet au meilleur buteur de l’histoire de la sélection anglaise de confirmer son statut de leader offensif dans cette Coupe du monde. Pour les Léopards, en revanche, la désillusion est immense tant la prestation collective avait laissé entrevoir la possibilité d’un exploit face à l’une des grandes nations du football mondial.
Malgré cette élimination, la République démocratique du Congo quitte le tournoi avec les honneurs. Pour sa première participation à une phase à élimination directe de la Coupe du monde, la sélection congolaise a démontré sa solidité défensive, son organisation tactique et sa capacité à rivaliser avec les meilleures équipes de la planète.
L’Angleterre, de son côté, poursuit son parcours dans la compétition grâce au réalisme de son capitaine. Les hommes de Thomas Tuchel retrouveront le Mexique en huitièmes de finale avec la certitude d’avoir évité de justesse un piège tendu par des Léopards qui auront longtemps fait vaciller l’un des favoris du tournoi.

