Mali : trois otages s’échappent, dont le préfet de Dioïla enlevé en février
Au Mali, les autorités militaires annoncent l’évasion de trois personnes retenues en captivité par des groupes armés. Parmi elles figure le préfet de Dioïla, enlevé le 14 février dernier dans le centre du pays. Selon l’armée malienne, l’administrateur civil a réussi à échapper à ses ravisseurs le 13 mars dans la zone de Macina.
L’état-major des armées du Mali a annoncé, dimanche, l’évasion de trois otages détenus par des groupes armés dans la région centrale du pays et à l’étranger. Dans un communiqué officiel, l’armée indique que le préfet de Dioïla est parvenu à s’échapper de ses ravisseurs le 13 mars dans la zone de Macina, après près d’un mois de captivité.
Le responsable administratif avait été enlevé le 14 février par des hommes armés dans cette localité située dans la région de Koulikoro. Selon plusieurs sources sécuritaires, l’enlèvement serait attribué au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, une organisation jihadiste affiliée à Al-Qaïda et active dans plusieurs zones du Sahel.
Les circonstances exactes de son évasion n’ont pas été détaillées par les autorités militaires, qui se sont limitées à préciser que l’administrateur a réussi à se soustraire à la surveillance de ses ravisseurs dans la zone de Macina, une région régulièrement marquée par la présence de groupes armés.
Deux militaires également évadés
Dans le même communiqué, l’état-major malien annonce également l’évasion de deux militaires maliens capturés le 9 octobre dernier. Les deux soldats, dont l’identité n’a pas été rendue publique, étaient détenus par des « groupes armés terroristes ».
Selon l’armée, ils ont réussi à s’exfiltrer d’un camp de réfugiés en Mauritanie avant de regagner le territoire national malien. Les autorités militaires n’ont toutefois fourni aucune précision sur les circonstances de leur détention ni sur les conditions exactes de leur fuite.
Aucune information supplémentaire n’a été communiquée sur l’identité des ravisseurs ou sur la localisation précise du camp évoqué.
Silence des autorités mauritaniennes
À ce stade, les autorités de Mauritanie n’ont pas réagi publiquement au communiqué publié par l’armée malienne. La région du Sahel est confrontée depuis plus d’une décennie à une insécurité persistante marquée par la présence de groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda ou à l’organisation État islamique. Les enlèvements de responsables administratifs, de militaires ou de civils y sont régulièrement signalés, notamment dans les zones rurales où la présence de l’État demeure limitée.
L’annonce de l’évasion du préfet de Dioïla et des deux militaires intervient dans ce contexte sécuritaire fragile, alors que les autorités maliennes poursuivent leurs opérations militaires pour reprendre le contrôle de plusieurs zones du centre et du nord du pays.

