Présidentielle : Le NDI relève « un certain nombre de dérives » au terme de sa mission au Bénin

Présidentielle : Le NDI relève « un certain nombre de dérives » au terme de sa mission au Bénin

En visite de plusieurs jours au Bénin, en prélude au scrutin présidentiel du 12 avril, la mission du National Democratic Institute (NDI) a voulu s’enquérir des préparatifs de l’élection à laquelle ne participe pas la principale formation d’opposition, Les Démocrates de l’ex-président Boni Yayi.

Conduite dans un contexte politique marqué par des tensions et des débats autour des conditions d’organisation du scrutin, la délégation a multiplié les rencontres avec des acteurs institutionnels, des représentants de partis politiques, des organisations de la société civile et divers interlocuteurs engagés dans le processus électoral.

Au terme de cette série d’échanges, les membres de la mission ont livré leurs premières impressions. Membre de la délégation du NDI, l’ancienne présidente de la transition centrafricaine Catherine Samba-Panza constate : « Nous avons senti une peur sur la ville. Nous avons senti une société civile qui n’ose plus entreprendre des actions civiques. Nous avons senti des partis politiques plus ou moins muselés. Nous avons relevé un certain nombre de dérives à la limite dictatoriales. Nous avons également entendu beaucoup de complaintes de la part des Béninois, et nous ne pouvons pas les taire. »

Une mission d’observation et d’écoute

La présence du National Democratic Institute s’inscrit dans le cadre de ses actions d’accompagnement des processus démocratiques à travers le monde. L’institution américaine, spécialisée dans l’appui aux institutions politiques et à la société civile, a indiqué avoir effectué une mission d’évaluation préélectorale destinée à apprécier l’environnement global du scrutin.

Selon les informations recueillies, la délégation a échangé avec des responsables d’institutions impliquées dans l’organisation de l’élection, ainsi qu’avec des représentants de formations politiques, y compris celles engagées dans la compétition. L’absence du parti Les Démocrates, principale force d’opposition, constitue l’un des éléments majeurs du contexte électoral actuel.

Cette situation alimente les débats sur l’inclusivité du scrutin et sur la capacité du processus à refléter la pluralité des opinions politiques du pays. Plusieurs acteurs rencontrés par la mission auraient évoqué leurs préoccupations quant au climat politique et aux libertés publiques.

Un climat politique sous observation

Les déclarations de Catherine Samba-Panza traduisent les impressions recueillies au fil des consultations. Elles interviennent à quelques semaines d’un rendez-vous électoral déterminant pour l’avenir politique du pays. La mission du NDI n’a pas annoncé de conclusions définitives, mais ses constats préliminaires pourraient nourrir les discussions au sein de la communauté internationale et des partenaires du Bénin. Les autorités béninoises, de leur côté, ont à plusieurs reprises affirmé leur engagement en faveur d’un scrutin transparent et conforme aux lois en vigueur.

A mesure que l’échéance du 12 avril approche, l’attention reste focalisée sur le déroulement des opérations préélectorales, la mobilisation des électeurs et le climat général dans lequel se tiendra le vote. Les regards sont désormais tournés vers les prochains développements, dans un contexte où chaque déclaration contribue à façonner la perception nationale et internationale du processus en cours.

portailinfo

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *