CAN 2025 : la Côte d’Ivoire maîtrise le Burkina et sera face à l’Égypte en quarts
La Côte d’Ivoire poursuit sereinement la défense de son titre. Ce mardi 6 janvier à Marrakech, les Éléphants ont dominé avec autorité le Burkina Faso (3-0) lors du dernier huitième de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Une victoire nette, maîtrisée de bout en bout, portée par un Amad Diallo étincelant, buteur et passeur décisif. Les champions d’Afrique en titre retrouveront l’Égypte en quarts de finale, le 10 janvier prochain, avec le plein de confiance.
Il faudra se montrer très solide, voire irréprochable, pour espérer détrôner cette Côte d’Ivoire version 2025. Face aux Étalons burkinabè, les hommes d’Emerse Faé ont livré une prestation aboutie, alliant rigueur tactique, discipline collective et efficacité offensive. Rarement inquiétés, ils ont surtout démontré qu’ils disposent de talents capables de faire basculer une rencontre à tout moment. Amad Diallo en est l’illustration parfaite.
Amad Diallo, chef d’orchestre ivoirien
Dès l’entame de la rencontre, le joueur de Manchester United a donné le ton. Très actif sur son côté, il a multiplié les appels et les prises d’initiative, mettant à rude épreuve la défense burkinabè. Après deux premières alertes (7e, 8e), la troisième tentative fut la bonne. À la suite d’une action confuse dans la surface, où une faute aurait pu être signalée contre Guessand, Amad Diallo fait preuve de sang-froid et pique son ballon au-dessus d’Hervé Koffi pour ouvrir le score (20e). Un but logique, tout en finesse, pour celui qui s’affirme comme l’un des meilleurs joueurs de la compétition.
Mené au score, le sélectionneur burkinabè Brama Traoré réagit rapidement. Il abandonne son système à cinq défenseurs pour repasser à quatre, en intégrant Nagalo dans l’entrejeu. Mais le réajustement tactique ne produit pas l’effet escompté. Le Burkina Faso peine à construire son jeu, Dango Ouattara reste muselé sur son aile droite, tandis qu’Arsène Kouassi est bien contenu sur le flanc gauche.
Une supériorité technique évidente
Privés d’un Bertrand Traoré diminué et laissé sur le banc au coup d’envoi, les Étalons souffrent face à la maîtrise technique ivoirienne. Amad Diallo, encore lui, se montre omniprésent : dribbles déroutants, passes millimétrées et vision du jeu. À la 32e minute, il fixe trois défenseurs avant de servir en retrait Yan Diamandé, qui double la mise d’une frappe imparable. Le Burkina Faso est sonné.
Juste avant la pause, Dango Ouattara tente de réveiller les siens sur une action individuelle, mais sa frappe trouve le poteau de Yahia Fofana (40e). Une occasion trop maigre pour relancer un derby jusque-là largement dominé par les Éléphants.
Une fin de match à sens unique
Au retour des vestiaires, Brama Traoré tente un nouveau coup de poker en lançant Georgi Minoungou. Celui-ci apporte un sursaut d’énergie et sert Dango Ouattara (62e), mais Fofana veille encore. L’entrée en jeu de Bertrand Traoré, même diminué, n’y change rien. Le capitaine burkinabè manque de rythme et d’impact.
La sanction tombe en fin de rencontre. Sur une perte de balle de Traoré, Bazoumana Touré part sur plus de cinquante mètres avant de tromper Koffi pour la troisième fois (87e). Le score est sévère mais reflète la physionomie du match. Amad Diallo, tout proche du doublé quelques minutes plus tôt, quitte la pelouse sous les applaudissements.
Soutenus par des supporters maliens venus garnir les tribunes, les Étalons s’inclinent logiquement face à plus forts qu’eux. La Côte d’Ivoire, impressionnante de solidité et de maîtrise, valide son billet pour les quarts de finale où l’attend l’Égypte, dimanche 11 janvier. Un choc en perspective, dans lequel les Pharaons savent déjà quel homme surveiller de très près.

