Enlèvement de Maduro : Trump assume et divise la planète
Les États-Unis affirment avoir capturé Nicolas Maduro après une opération militaire spectaculaire au Venezuela. L’annonce faite par Donald Trump provoque une polarisation diplomatique sans précédent.
Une capitale secouée par des explosions, un président exfiltré, et une planète suspendue aux déclarations de Washington.
Peu après 9 heures samedi matin, Donald Trump annonçait sur son réseau Truth Social que les États-Unis avaient mené avec succès une attaque à grande échelle contre le Venezuela. Le président américain y affirmait que son homologue vénézuélien Nicolas Maduro avait été capturé et exfiltré, confirmant une opération militaire lancée durant la nuit sur Caracas.
Les explosions entendues dès 2 heures du matin ont été décrites par les autorités vénézuéliennes comme une agression militaire directe. Le gouvernement a aussitôt dénoncé une violation flagrante de sa souveraineté et demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies.
Donald Trump, de son côté, assume pleinement l’opération. Il affirme que les États-Unis ne laisseront aucune personnalité issue du pouvoir actuel succéder à Nicolas Maduro et resteront fortement impliqués dans la transition politique du pays, invoquant la volonté de « rendre la liberté au peuple vénézuélien ».
Condamnations, soutiens et inquiétudes internationales
La réaction internationale n’a pas tardé. La Russie, la Chine et l’Iran ont condamné une opération jugée illégale et dangereuse pour la stabilité régionale. Le secrétaire général de l’ONU a exprimé ses préoccupations quant au respect du droit international, appelant au dialogue et à la retenue.
Sur le continent américain, les positions divergent. Le président brésilien Lula a dénoncé une atteinte grave à la souveraineté du Venezuela, tandis que la Colombie a renforcé sa présence militaire à la frontière. À l’inverse, le président argentin Javier Milei a salué avec enthousiasme les frappes américaines.
En Europe, l’Union européenne appelle à une transition pacifique, tandis que Madrid propose sa médiation pour une solution négociée. Dans plusieurs capitales, des rassemblements ont eu lieu, soit pour dénoncer l’intervention américaine, soit pour soutenir la chute annoncée du régime Maduro.
Alors que Nicolas Maduro est annoncé en route vers les États-Unis, la crise vénézuélienne entre dans une phase inédite, aux conséquences encore imprévisibles pour l’équilibre régional et international.

