Sénégal/ LFR 2026 : L’Assemblée nationale répond au Gouvernement

Sénégal/ LFR 2026 : L’Assemblée nationale répond au Gouvernement

Au lendemain de l’appel au dialogue lancé par le chef du gouvernement, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, l’Assemblée nationale sénégalaise précise les conditions d’une concertation autour du projet de loi de finances rectificative. Elle propose une rencontre avec l’exécutif, tout en réclamant des documents complémentaires avant l’examen du texte en plénière.

Le dialogue entre le gouvernement sénégalais et l’Assemblée nationale se poursuit autour du projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour l’année 2026. Dans une note d’information publiée lundi 26 octobre, l’institution parlementaire a répondu à la demande du Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, qui avait appelé la veille à la poursuite des échanges afin de trouver une issue aux désaccords entourant le texte budgétaire.

Cette réaction intervient après le rejet du projet par la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire, le vendredi 23 octobre. Dans sa communication, le chef du gouvernement avait invité les députés à formuler des amendements précis et réaffirmé la disponibilité de l’exécutif à discuter avec les parlementaires.

La commission des Finances au cœur des échanges

Dans sa note, l’Assemblée nationale rappelle d’abord les règles encadrant son fonctionnement. Selon l’institution, son président ne participe ni aux travaux des commissions ni aux débats en séance plénière. Il ne prend donc pas part aux délibérations ni aux décisions qui en résultent. En conséquence, précise-t-elle, les démarches relatives à l’examen du PLFR doivent prioritairement associer la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire ainsi que les groupes parlementaires, qui constituent les principaux acteurs de l’examen du texte.

L’institution indique également que les travaux de la commission étant clos et la séance plénière étant prévue le mardi 27 octobre, aucune nouvelle procédure formelle ne peut raisonnablement être engagée avant l’examen du projet en séance publique. Cette précision intervient dans un contexte de divergences entre l’exécutif et la majorité parlementaire sur les orientations budgétaires proposées. Le Premier ministre avait notamment défendu la nécessité des ajustements envisagés et demandé aux députés de traduire leurs désaccords en propositions concrètes.

Une porte ouverte à la concertation

Malgré ces contraintes procédurales, l’Assemblée nationale affirme rester disposée au dialogue. Elle se dit prête à recevoir le gouvernement dès l’après-midi du lundi 26 octobre, selon une composition que le Premier ministre jugera appropriée, avec la participation éventuelle du ministre chargé des Finances et d’autres membres de l’exécutif. Pour rendre cette rencontre utile, le président de la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire a saisi, par courrier, le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget afin d’obtenir des informations et des documents complémentaires sur le projet de loi.

L’objectif affiché est de permettre aux parties de revenir sur les points demeurés en suspens lors des travaux parlementaires et de rechercher une solution consensuelle avant l’examen en plénière. Dans sa note, l’Assemblée nationale insiste sur sa disponibilité à poursuivre les échanges, tout en rappelant la nécessité de respecter les prérogatives de chaque institution. Elle affirme vouloir parvenir à un compromis reposant sur des réponses précises aux préoccupations soulevées par les députés.

Un compromis attendu avant la plénière

L’issue de cette concertation constitue un enjeu important pour la suite de la procédure budgétaire. Le projet de loi de finances rectificative doit permettre au gouvernement d’ajuster les prévisions de recettes et de dépenses de l’État en fonction de l’évolution de la situation économique et financière. Mais les divergences exprimées au sein de la majorité parlementaire ont compliqué son examen. En appelant à des amendements précis, le Premier ministre souhaite que les désaccords débouchent sur des propositions concrètes. De son côté, l’Assemblée nationale réclame des informations complémentaires et entend faire respecter le rôle de ses organes compétents.

A la veille de l’examen en séance plénière, les deux institutions affichent ainsi leur disponibilité au dialogue, mais restent confrontées à la nécessité de clarifier les points de désaccord. La rencontre proposée pourrait permettre de rapprocher les positions, sans préjuger de la décision que prendront les députés lors de l’examen du texte.

Au-delà du bras de fer institutionnel, l’enjeu demeure celui de l’adoption d’un cadre budgétaire répondant aux contraintes financières du Sénégal et aux attentes des populations.

 

portailinfo

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *