Grève générale : Les syndicats maintiennent la pression à Dakar

Lancée mercredi 21 octobre par le Front syndical pour la défense du travail (FSDT), la grève générale de 72 heures se poursuit jusqu’au vendredi 23 octobre. Les syndicats saluent une première journée largement suivie, tandis que le gouvernement conteste la légalité du mouvement et appelle à privilégier le dialogue, à quelques jours des Jeux olympiques de la jeunesse.

Le bras de fer social se poursuit au Sénégal. Le Front syndical pour la défense du travail (FSDT), qui rassemble treize centrales syndicales, maintient son appel à la mobilisation pour trois jours, du mercredi 21 au vendredi 23 octobre. Au terme de la première journée, l’organisation a salué une forte participation des travailleurs et appelé ses membres à poursuivre le mouvement.

Le FSDT revendique un taux de suivi de 90 %, selon un communiqué relayé par la presse sénégalaise. La mobilisation concerne notamment l’éducation, la santé, les collectivités territoriales, l’électricité, la justice et les transports. Les perturbations varient toutefois selon les secteurs et les localités. À Dakar, les transports publics et certains services hospitaliers ont notamment été affectés, tandis que des mesures de réquisition ont été prises pour maintenir des activités essentielles.

Des revendications sur les salaires et le pouvoir d’achat

À travers cette grève, les centrales syndicales réclament principalement l’application d’accords sociaux conclus avec les autorités et l’amélioration des conditions de travail. Leurs revendications portent notamment sur la revalorisation des pensions de retraite, le relèvement de l’âge de départ à la retraite de 60 à 65 ans, le paiement de primes et la généralisation de l’indemnité de logement à 100 000 francs CFA.

Les syndicats dénoncent également la cherté de la vie et les retards dans l’exécution des engagements pris par l’État. Ils estiment que les travailleurs attendent des réponses concrètes à leurs préoccupations, dans un contexte économique difficile.

Le gouvernement, de son côté, juge le mouvement illicite. Dans un communiqué publié le 20 octobre, le ministère chargé de la Fonction publique et du Travail a estimé qu’un préavis unique adressé à ce département ne pouvait légalement couvrir l’ensemble des secteurs public, parapublic et privé concernés. Il a averti que les absences non justifiées pourraient entraîner des retenues sur salaire et des sanctions disciplinaires, tout en invitant les syndicats à reprendre les discussions.

Les JOJ en toile de fond

Cette confrontation intervient à quelques jours de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse, prévue le 31 octobre à Dakar. Le gouvernement invoque cet événement international pour appeler les organisations syndicales à la responsabilité et à la préservation de la continuité des services publics.

Mais le FSDT ne semble pas disposé à suspendre son mouvement. Après une première journée qu’il juge satisfaisante, le front syndical appelle les travailleurs à maintenir la mobilisation jusqu’au terme des 72 heures. L’issue de cette grève dépendra notamment de l’évolution du dialogue entre les autorités et les centrales syndicales.

 

 

portailinfo

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *