La France n’a pas «besoin de l’état d’urgence», dit le président Macron

La France n’a pas «besoin de l’état d’urgence», dit le président Macron

Malgré les pillages et les dégradations survenus dans plusieurs villes françaises, Emmanuel Macron estime que les dispositifs légaux existants suffisent à rétablir l’ordre. Le gouvernement mise sur les couvre-feux, le renforcement de la sécurité et le dialogue avec les syndicats.

Le président français Emmanuel Macron ne juge pas nécessaire, à ce stade, de décréter l’état d’urgence après les violences qui ont marqué les manifestations du 17 octobre. En déplacement au Qatar, mercredi 21 octobre, il a défendu le recours aux mesures prévues par le droit commun pour prévenir de nouveaux débordements.

« Tout ce que je vous ai dit et qui permet, d’ailleurs, de retrouver le calme depuis lundi, n’a pas besoin de l’état d’urgence », a déclaré le chef de l’État. Il a toutefois précisé que cette mesure exceptionnelle pourrait être envisagée si la situation le justifiait.

L’exécutif privilégie pour le moment les couvre-feux localisés, les interdictions de rassemblements et le renforcement des dispositifs de sécurité. Emmanuel Macron a annoncé une réunion, jeudi 22 octobre, avec les services de renseignement, le Premier ministre Sébastien Lecornu et les ministres concernés, afin d’établir un compte rendu détaillé des événements du 17 octobre et d’examiner les mesures de prévention.

Entre fermeté sécuritaire et réponse sociale

Les violences et les pillages ont conduit les autorités à instaurer des couvre-feux dans plusieurs villes. Après une deuxième nuit sous ces restrictions, le gouvernement entend empêcher une répétition des scènes de destruction, alors que de nouvelles mobilisations sont annoncées.

Mercredi, Sébastien Lecornu a reçu les principales organisations syndicales à Matignon. Les échanges n’ont toutefois pas permis de répondre aux attentes des représentants des travailleurs. La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a déploré l’absence de mesures concrètes, tandis que la CFDT a insisté sur la nécessité d’apporter des réponses aux revendications sociales.

Les syndicats dénoncent notamment la dégradation du pouvoir d’achat et les difficultés rencontrées dans les services publics. Une nouvelle journée de grève et de mobilisation est annoncée pour le 5 novembre.

Le Premier ministre doit également rencontrer les représentants des partis politiques jeudi, dans un contexte de critiques sur la gestion sécuritaire des manifestations.

Pour Emmanuel Macron, la priorité est désormais de rétablir durablement l’ordre tout en maintenant le dialogue avec ceux dont les revendications sont jugées légitimes. Le défi du gouvernement sera de prévenir de nouvelles violences sans réduire la crise à sa seule dimension sécuritaire.

 

portailinfo

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *