Koafec 2026 : la Corée et l’Afrique misent sur l’IA

Koafec 2026 : la Corée et l’Afrique misent sur l’IA

Réunis à Séoul dans le cadre de la 8e Conférence ministérielle de la Coopération économique Corée-Afrique (KOAFEC), des représentants africains et sud-coréens placent l’intelligence artificielle et les infrastructures numériques au cœur de leur partenariat. La rencontre, qui se poursuit jusqu’au 11 septembre, vise à faire du numérique un levier de transformation économique du continent.

L’intelligence artificielle s’impose comme l’un des principaux sujets de la coopération entre la Corée du Sud et l’Afrique. Ouverte le 8 septembre à Séoul, la 8e Conférence ministérielle KOAFEC réunit des délégations ministérielles de 45 pays africains, selon les autorités sud-coréennes. Organisée jusqu’au 11 septembre, cette rencontre marque également le 20e anniversaire de la plateforme de coopération économique entre les deux parties.

Placée sous le thème « Tirer parti de l’intelligence artificielle et des infrastructures numériques pour la transformation de l’Afrique », la conférence entend ouvrir une nouvelle étape dans les relations économiques entre Séoul et le continent. La Banque africaine de développement (BAD), le ministère sud-coréen de l’Économie et des Finances et la Korea Eximbank coorganisent cette édition.

L’IA au service du développement

Les échanges portent notamment sur les moyens de développer les écosystèmes d’intelligence artificielle en Afrique, de renforcer les infrastructures numériques et d’améliorer l’accès à l’énergie nécessaire au fonctionnement des centres de données. L’objectif est également d’explorer les applications de l’IA dans des secteurs prioritaires comme l’agriculture, la santé et les services publics.

À Séoul, le gouvernement sud-coréen a présenté le K-AI Package, une initiative destinée à accompagner des projets africains combinant solutions d’intelligence artificielle, centres de données et infrastructures énergétiques. Le premier projet retenu dans ce cadre concerne la mise en place d’un établissement de formation à l’IA en Tanzanie.

La Corée du Sud et la Banque africaine de développement ont également signé une lettre d’intention pour établir un Korea-Africa AI Hub. Cette plateforme doit mettre en relation les capacités technologiques sud-coréennes avec les réseaux et les priorités de développement de la BAD afin d’accélérer l’adoption de l’intelligence artificielle en Afrique.

Pour Séoul, il ne s’agit donc plus seulement de transférer des équipements ou des technologies. La coopération ambitionne également de favoriser le développement des compétences, des infrastructures et des capacités locales nécessaires à l’appropriation de ces outils.

Vers un partenariat technologique renforcé

La déclaration conjointe adoptée à l’occasion de la conférence réaffirme la volonté des partenaires de poursuivre leur coopération dans plusieurs domaines, notamment l’industrie, l’éducation, la santé et l’agriculture, avec une attention particulière accordée aux infrastructures numériques.

Cette orientation traduit l’évolution du partenariat Corée-Afrique. Lancée en 2006, la KOAFEC s’est progressivement imposée comme une plateforme de dialogue économique et de coopération entre Séoul et les pays africains. Pour son 20e anniversaire, l’édition 2026 veut ainsi inscrire cette relation dans les technologies qui façonnent désormais les économies.

Au-delà des discussions ministérielles, le programme prévoit un forum sur l’innovation des entreprises, des rencontres d’affaires, des séminaires, des réunions bilatérales ainsi que des visites industrielles. Ces différentes activités doivent permettre de rapprocher les gouvernements, les investisseurs, les entreprises et les acteurs de l’innovation autour de projets concrets.

Pour les pays africains, l’enjeu consiste désormais à transformer les avancées technologiques en capacités productives, en emplois et en services accessibles aux populations. À Séoul, la coopération avec la Corée du Sud se dessine ainsi autour d’un nouvel axe : celui d’un partenariat davantage tourné vers l’intelligence artificielle, les infrastructures numériques et la transformation économique du continent.

 

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