Coopération bilatérale: Le Bénin et le Canada renforcent leur partenariat
Le Bénin et le Canada ont franchi une nouvelle étape dans leurs relations diplomatiques. En visite officielle à Cotonou, la ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, et son homologue béninoise, Corinne Amori Brunet, ont signé un protocole d’entente sur les consultations politiques et diplomatiques.
Les relations entre le Bénin et le Canada prennent une nouvelle dimension. En accueillant, à Cotonou, la ministre canadienne des Affaires étrangères, l’honorable Anita Anand, en première visite officielle en Afrique depuis sa prise de fonction, le gouvernement béninois a posé un nouvel acte dans le renforcement de la coopération entre les deux pays.
Reçue par son homologue béninoise, Corinne Amori Brunet, la cheffe de la diplomatie canadienne a eu un entretien bilatéral suivi d’une séance de travail entre les délégations des deux pays. Ces échanges ont abouti à la signature d’un Protocole d’entente sur les consultations politiques et diplomatiques, un instrument destiné à institutionnaliser le dialogue entre Cotonou et Ottawa.
Ce mécanisme permanent permettra aux deux États d’assurer un suivi régulier de leurs engagements, de renforcer leur concertation sur les questions régionales et internationales et d’approfondir leur coopération dans plusieurs secteurs d’intérêt commun.
Des échanges axés sur les investissements et la sécurité
La visite de la ministre canadienne s’est poursuivie par une réunion interministérielle réunissant plusieurs membres du gouvernement béninois. Y ont notamment pris part Olushegun Adjadi Bakari, ministre du Tourisme et du Commerce extérieur, chargé de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement privé, Gildas Agonkan, ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale, ainsi que Hugues Oscar Lokossou, ministre délégué chargé de la Mobilisation des ressources extérieures et de la Gestion de la dette.
Les discussions ont porté sur le développement des échanges commerciaux, la promotion des investissements, le financement du développement ainsi que les défis liés à la sécurité régionale.
La délégation canadienne a également effectué une visite au Port autonome de Cotonou, présenté comme une infrastructure stratégique dans la politique du Bénin visant à renforcer son rôle de plateforme logistique et commerciale en Afrique de l’Ouest.
Plus de 42 millions de dollars canadiens annoncés
L’un des temps forts de cette visite a été l’annonce d’un important appui financier du Canada en faveur du Bénin. Le gouvernement canadien consacrera 26 millions de dollars canadiens à la modernisation du Port autonome de Cotonou et au renforcement de sa résilience face aux effets des changements climatiques.
A cette enveloppe s’ajoutent plus de 5 millions de dollars canadiens destinés au financement de trois initiatives relatives à la sécurité régionale.
Le Canada prévoit également un financement d’environ 11,5 millions de dollars canadiens pour soutenir plusieurs projets en faveur de l’autonomisation économique des femmes, de la transformation numérique et de l’inclusion sociale.
Ces annonces traduisent la volonté des deux pays d’élargir leur coopération à des secteurs jugés prioritaires pour le développement durable et la stabilité de la sous-région.
Une ambassade inaugurée après 64 ans de relations diplomatiques
La journée s’est achevée par l’inauguration officielle de l’Ambassade du Canada à Cotonou, un événement qualifié d’historique puisqu’il intervient 64 ans après l’établissement des relations diplomatiques entre le Bénin et le Canada.
Cette implantation diplomatique permanente traduit le renforcement des liens entre les deux États et témoigne de l’intérêt grandissant du Canada pour le Bénin.
Les deux gouvernements ont également mis en avant la progression des échanges économiques. Entre 2024 et 2025, le commerce bilatéral a enregistré une hausse de 77 %, atteignant 77,1 millions de dollars canadiens, soit environ 31,37 milliards de FCFA.
À travers cette visite officielle, Cotonou et Ottawa entendent ouvrir une nouvelle phase de leur partenariat, fondée sur un dialogue politique renforcé, des investissements ciblés et une coopération accrue dans les domaines économique, sécuritaire et social.

