Frappes au Moyen-Orient : escalade militaire entre Israël, Washington et Téhéran
La nuit du samedi 28 février marque un tournant majeur dans les tensions au Moyen-Orient. Des frappes aériennes menées par Israël contre la capitale iranienne ont déclenché une riposte immédiate de Iran, visant notamment des positions américaines dans la région. L’implication directe des États-Unis fait craindre une confrontation ouverte aux conséquences régionales et mondiales imprévisibles.
Téhéran et plusieurs villes touchées
Selon les médias officiels iraniens et des journalistes sur place, plusieurs explosions ont été entendues à Téhéran, ainsi qu’à Ispahan. La télévision d’État a fait état d’au moins trois détonations sans en préciser l’origine, tandis que des témoins évoquent des frappes ciblées sur des installations stratégiques.
L’armée israélienne a confirmé avoir lancé ces attaques, présentées comme préventives face à ce qu’elle qualifie de menaces imminentes. Dans la foulée, l’espace aérien israélien a été fermé et l’état d’urgence décrété sur l’ensemble du territoire.
En Iran également, les autorités ont suspendu le trafic aérien. Les communications téléphoniques et internet y sont fortement perturbées, signe de la gravité de la situation.
Washington revendique des opérations majeures
Peu après les premières frappes, le président américain Donald Trump a annoncé que son pays menait lui aussi « des opérations de combat majeures » contre l’Iran. Dans un message vidéo diffusé sur la plateforme Truth Social, il a affirmé vouloir « détruire » les capacités balistiques iraniennes et « réduire à néant » sa marine.
Le dirigeant américain a justifié cette intervention par la nécessité d’« éliminer des menaces imminentes », tout en adressant un message direct à la population iranienne, évoquant une possible « liberté » à portée de main.
Cette déclaration confirme l’engagement direct de Washington aux côtés d’Israël, transformant une confrontation bilatérale en crise internationale.
Riposte iranienne et alerte maximale
En réponse, l’armée iranienne a lancé des missiles vers le territoire israélien, déclenchant des sirènes d’alerte dans plusieurs régions. Parallèlement, des explosions ont été signalées dans différentes zones du Moyen-Orient abritant des bases militaires américaines, laissant penser à une stratégie de représailles élargie.
Si aucun bilan précis n’a été communiqué dans l’immédiat, la multiplication des frappes et contre-frappes fait craindre une escalade incontrôlable impliquant plusieurs pays de la région.
Des négociations nucléaires compromises
Ces événements surviennent alors que des discussions sensibles étaient en cours entre Washington et Téhéran sur le programme nucléaire iranien. Un nouveau cycle de négociations venait de s’achever à Oman, où l’Iran aurait accepté de ne pas stocker d’uranium enrichi, selon la diplomatie omanaise.
De nouvelles discussions étaient prévues pour le 2 mars, mais l’offensive militaire en cours rend désormais leur tenue hautement incertaine.
Une région sous tension extrême
La fermeture des espaces aériens, les perturbations des communications et l’état d’alerte généralisé témoignent d’une situation explosive. Les observateurs redoutent une extension du conflit à l’ensemble du Moyen-Orient, où sont déployées de nombreuses forces étrangères.
Alors que les appels internationaux à la retenue se multiplient, l’enchaînement rapide des événements laisse planer le spectre d’une confrontation directe entre puissances majeures — un scénario que la diplomatie mondiale tentait jusqu’ici d’éviter.
La communauté internationale reste désormais suspendue à l’évolution des prochaines heures, déterminantes pour la stabilité de toute la région.

