États-Unis – Venezuela :  Depuis Mar-a-Lago, Trump détaille l’« assaut » contre Caracas

États-Unis – Venezuela :  Depuis Mar-a-Lago, Trump détaille l’« assaut » contre Caracas

Après les bombardements sur Caracas, Donald Trump a pris la parole pour justifier l’opération militaire américaine et confirmer l’enlèvement de Nicolas Maduro, affirmant que Washington restera « très impliqué » dans l’avenir du Venezuela.

Devant les caméras, depuis la Floride, Donald Trump a revendiqué une opération qu’il qualifie d’historique, menée à des milliers de kilomètres de là, au cœur de Caracas.

Samedi après-midi, avec plus d’une demi-heure de retard, Donald Trump s’est exprimé lors d’une conférence de presse à Mar-a-Lago. Le président américain a confirmé que les forces américaines avaient capturé et exfiltré le président vénézuélien Nicolas Maduro à l’issue d’un assaut militaire lancé dans la nuit contre des cibles au Venezuela.

Selon Donald Trump, l’opération a été menée sans pertes américaines, malgré la sécurisation « de type forteresse » du lieu où se trouvait Nicolas Maduro. Le président américain a précisé que le dirigeant vénézuélien et son épouse seraient transférés à New York, où ils doivent répondre d’accusations de narcoterrorisme et de complot pour importation de cocaïne devant la justice fédérale.

Le vice-président JD Vance a affirmé que Washington avait offert « plusieurs portes de sortie » à Nicolas Maduro, restées sans réponse. L’administration américaine justifie ainsi son intervention par la nécessité de mettre fin au trafic de drogue et de récupérer des ressources qualifiées de « volées ».

Une onde de choc politique et sécuritaire

Au Venezuela, les explosions nocturnes ont provoqué une onde de panique. Le gouvernement accuse les forces américaines d’avoir frappé des zones résidentielles, tandis que la vice-présidente Delcy Rodriguez affirme ignorer où se trouve Nicolas Maduro, exigeant une « preuve de vie ».

Dans les rues de Caracas, après une matinée marquée par des mouvements militaires, le calme semblait progressivement revenir. Des rassemblements de partisans du pouvoir ont toutefois été signalés, tandis que l’opposition, par la voix de Maria Corina Machado, a appelé à une transition immédiate, estimant que « l’heure de la liberté est arrivée ».

À l’international, plusieurs pays d’Amérique latine, dont le Brésil, la Colombie et le Mexique, ont dénoncé une atteinte grave à la souveraineté du Venezuela. En Europe, la France et le Royaume-Uni ont rappelé l’importance du respect du droit international, tandis que l’Italie a jugé l’intervention américaine « légitime » dans un cadre défensif.

portailinfo

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *